Du non-échec scolaire des individus à haut potentiel

Petit « coup de gueule » contre un mythe que j’entends trop souvent ces jours-ci dans les média

Années 1920 aux Etats-Unis …Lewis Terman, de l’Université de Stanford, commence à étudier une population d’enfants à haut potentiel, d’âge moyen 11 ans…

Cette étude est mémorable et importante, car elle a porté sur plus de 2000 sujets ! 671 filles et 857 garçons hp, et 600 enfants pour le groupe témoin (servant de comparaison). Et de plus, les 1528 sujets hp  ont été suivis par les scientifiques pendant plus de 75 ans ! A l’aide de questionnaires portant sur leurs intérêts, leurs performances scolaires, mais aussi leur vie professionnelle, familiale, leur santé, ces « termites », comme ils ont été appelés, ont permis de faire avancer sensiblement la recherche sur le haut potentiel, et surtout de déconstruire de nombreux mythes.

En 1959, Terman publie avec Oden Genetic Studies of Genius : the gifted group in mid-life, dans lequel il décrit entre autres les résultats de son étude sur le plan professionnel …

Au chapitre 2, Terman et Oden indiquent que les sujets ont beaucoup mieux réussi dans leurs carrières que la moyenne de la population.

Au chapitre 6, les auteurs précisent que 87% des hommes et 83%  femmes sont allés à l’université, et que 70% de ces hommes et 67% de ces femmes – l’écart s’explique par la propension des femmes américaines dans les années 1940-1950 à arrêter les études pour fonder une famille – ont obtenu leur diplôme – comparé à 8% de la population générale à l’époque….

Ceux qui n’étaient pas allés à l’université invoquaient principalement le manque d’argent pour financer leurs études et le manque de soutien parental ;

Au chapitre 7, ils détaillent les carrières des individus hp – bien que les métiers allaient de semi-qualifiés à top niveau, comme des professeurs d’université, des scientifiques ou des chefs d’entreprises, la majorité du groupe occupait des postes à responsabilité et de haut niveau. La moitié environ des femmes avait un emploi – encore une fois, années 40/50 – et certaines avaient accédé à des postes de haut niveau. La majorité déclarait un haut niveau de satisfaction professionnelle et personnelle.

Alors, quid des 30% d’échec scolaire ?

Et pourtant, le mythe dure et perdure …

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